Keith Jarrett – The Köln Concert

Pour vous qui aimez le hip-hop, la soul, la funk (la black music en général !), vous connaissez peut-être Sound Record ! Une boutique à Paris spécialisée dans les imports US – UK. Et bien, depuis le samedi 30 Avril, elle a fermé ses portes. Mais ce n’est pas fini. RDV aux puces de Clignancourt, dans le marché Dauphine, chez Pastime Paradise. Dj Babyface et Dj Jp y sont ainsi que Zrn pour encore plus de musique. En effet, vous pourrez trouver de la black music (évidemment) mais aussi rock, variété, broadway, electro, latin music etc… bref un peu de tout. D’ailleurs, je ne sais pas si vous connaissez la Blackpearl, la radio de Dj Jp (sur Layback.fr) ? Eh ben il a une devise qui décrit très bien ce stand du carré musique : les 3 M ! (Le Meilleur, Pour les Meilleurs, Par les Meilleurs).

Bref ! Jazz… un style musical que j’apprécie, mais que je ne connais que trop peu. Heureusement, Dj Jp est là et me fait découvrir cette musique ! Je suis donc passé chez Pastime Paradise, et comme souvent, Dj Jp m’a vendu beaucoup (mais vraiment beaucoup) de disques (bon d’accord que de la bonne musique). Il m’a ainsi sorti ce vinyle – Keith Jarrett – The Köln Concert. Un concert au piano de 1973 qui a son histoire.

Pour ce concert, l’artiste a eu le droit à un piano de mauvaise qualité en raison d’une grève et n’avait pas dormi depuis deux nuits. Le pianiste refusa de jouer jusqu’à la dernière minute, mais accepta finalement de réaliser l’un de ses concerts les plus importants. Et il faut le dire, ce fut plus qu’une réussite. J’ai en fait découvert par la suite que cette improvisation est en fait largement connu du public, puisque c’est tout simplement le solo en piano le plus vendu de toute l’histoire.

Aucun autre musicien n’a autant assimilé et intégré le répertoire savant et profane de ces trois derniers siècles. Aucun ne mérite, plus que lui, le titre d’improvisateur. Son magnifique concert en solo de Cologne en 1975 – le disque de piano le plus vendu au monde – ou ses improvisations en trio avec Gary Peacock et Jack DeJohnette, ne sont que les fragments d’une œuvre qu’il n’a pas fini de composer. Jarrett dit connaître les jours fastes, mais jamais les jours fériés. Rien ne l’arrête, pas même l’extrême souffrance provoquée par une maladie qui l’a cloîtré chez lui, pendant des années, l’empêchant de jouer, et définie, par les médecins, comme le «syndrome de la fatigue chronique».

L’express

Impossible de bouger à l’écoute de ce disque, on le laisse tourner, on se pose, on écoute et c’est tout ! J’aime la musique et il y a des jours pendant lesquels je ne peux que la remercier !